Chiffre du marché de la lingerie 2014



Un marché français de la lingerie à deux vitesses

Le marché de la lingerie s’inscrit de plus en plus dans le sillage du prêt-à-porter et de la mode. La culotte, le soutien-gorge ou le boxer ne peuvent plus se contenter d’être juste fonctionnels. Alors que s'ouvre le Salon international de la lingerie, samedi, à Paris, slips et soutiens-gorge sont en petite forme. L'an dernier, le marché a de nouveau diminué. Chiffres IFM (Institut Français de la Mode).


     
  Les indicateurs de tendance
Chiffre d’affaires en 2014

Un peu moins de 3,5 milliards d’euros en Lingerie et du chaussant (bonneterie et corseterie), Comme en 2013, le marché des dessous en France a légèrement diminué (-1,5 %), à moins de 3,5 milliards d'euros. La lingerie est plus solide que l'ensemble du marché du vêtement en général, mais paye, notamment, les mauvais chiffres des "chaussants" (collants, chaussette…).

Budget moyen lingerie en 2014
La très légère érosion versus 2013 (de -0,5%) se ressent dans la baisse du budget lingerie moyen (de 99,30 euros en 2014, contre 100,20 € en 2013, toutes catégories d'âge confondue). Cependant, l’amour des Françaises pour leurs dessous ne se dément pas : en 2014, la lingerie représente 19,3% des dépenses d’habillement des femmes, part la plus élevée depuis 2006.
 
     
  Évolution de la distribution
Avec 19,5% des sommes dépensées en 2014, les chaînes spécialisées en lingerie (type Etam) se placent en 3e position des circuits de distribution en France. Après avoir vu leur part baisser de 2008 à 2012, elles se rétablissent doucement, progressant en moyenne de 0,2 à 0,3 points par an. Et les chiffres du 1er semestre 2015 vont dans le même sens, avec +2,7% des ventes par rapport au 1er trimestre 2013. L’e-commerce quant à lui atteint de nouveaux sommets : les ventes en lignes (y compris celles réalisées par la vente à distance) totalisent 20% des dépenses de lingerie en 2014, ce qui le place en 2e position des circuits de distribution. Rappelons que cette part est largement supérieure à la part moyenne d’internet sur les ventes d’habillement, qui est de 14,9%.

A part ces deux canaux, tous les autres circuits de distribution patinent ou baissent en 2014. La grande distribution alimentaire, même si elle garde sa place de leader (avec 22,1% des dépenses) perd de la vitesse depuis trois ans. Au 1er semestre 2015, le chiffre d’affaires lingerie et chaussants femmes recule encore de 5,2%. Les grands magasins et magasins populaires (type Monoprix), après 4 ans de recul, se stabilisent à 9% du total dépenses. Et leurs ventes lingerie et chaussants, à surface comparable, plongent sur le 1er trimestre 2015 de -7,9% par rapport aux six premiers mois de 2014. Les chaînes de grande diffusion, sport inclus (comme C&A, La Halle ou Decathlon) représentent 8,8% du marché en valeur, soit 0,2 points de moins qu’en 2013. Les détaillants multimarques indépendants, stables en 2013, restent toujours stables, avec 12,1% du marché en valeur. Tout comme la vente à distance, qui se maintient à 12% des ventes de lingerie (dont une part est réalisée sur internet).

Image : Agent Provocateur