Chiffre lingerie de l'année 2012


       

Un bilan 2012 en demi-teinte...

Le marché de la lingerie a plutôt bien résisté à la crise en 2012, mais le contexte morose pousse les Françaises à rechercher des dessous de qualité intemporels, selon les organisateurs du salon de la lingerie de Paris, un phénomène qui touche aussi l'univers masculin. Les Françaises ont dépensé 2,6 milliards d'euros en lingerie, soit une baisse de 2,2% par rapport à 2011, "un marché qui se maintient bien par rapport au prêt-à-porter" a estimé Séverine Marchesi, commissaire générale du salon. Une conjoncture mitigée et un marché qui doit s'adapter aux comportements d'achats pour inverser ou au moins stabiliser la tendance.

Chiffres IFM (Institut Français de la Mode). Estimation sur la base des 8 premiers mois de l’année.


     
 

Les indicateurs de tendance

Chiffre d’affaires en 2012

2,6 milliards d’euros pour la lingerie féminine
Soit une baisse de 2,2 % par rapport à 2011. Un marché qui se maintient relativement bien malgré la crise de la consommation qui touche plus certainement le prêt-à-porter.
3,3 milliards d’euros en Lingerie et Chaussants (bonneterie et corseterie), soit une baisse de 3,2 % par rapport à 2011.

Budget lingerie en 2012
Chaque Française dépense, en moyenne, 97 euros par an de lingerie. En 2011, les Françaises avaient dépensé 99,7 euros.
Par femme et tranche d’âges 15/24 ans 144,8 euros - Confirmation des chiffres de 2011. Les adolescentes dépensent le plus. Une constante en progression depuis 2010, puisqu’en 2011 déjà, le budget moyen était passé de 104€ à 138€. Cet engouement s’explique par le fait que cette classe d’âge est particulièrement friande de mode à petits prix, de lingerie «mode» qu’elles ne garderont qu’une saison.
25/34 ans 99,8 euros
35/44 ans 96,4 euros
45/54 ans 113,6 euros - Une baisse sensible sur cette tranche d'âges.
55/64 ans 108,2 euros
65 et + 48,5 euros
Les arbitrages budgétaires sont plus importants pour les classes d’âges plus élevées
 
     
  Évolution de la distribution
Au niveau de la distribution, les chaines spécialisées confortent leur position avec 19% de part de marché tandis que les Hyper/Super, avec 20% de part de marché, reculent de 2 points. Le réseau de détail gagne 0.8 points pour atteindre les 12% de parts de marché. Ils se distinguent grâce à une notion poussée du service et de conseil mais aussi grâce à une palette de marques et donc de choix, souvent plus étoffée que dans la grande distribution ou les chaines spécialisées qui proposent une offre standardisée. Les grands magasins reculent aussi de 12 à 10% de parts de marché alors que la VAD (Vente à Distance) ainsi que les ventes sur internet sont stables.